
Héliodore Villeneuve
Mon Grand-Père ! (Manon)
Fils de Elie Villeneuve et Emma Audet.
Lors du recensement de 1881, nous avons rencontré Élie Villeneuve, demeurant chez son grand-père Léon, avec la seconde épouse de celui-ci et sa sœur Clarisse. Ils sont à Saint-André, paroisse de St-Jérôme de Métabetchouan. Ils vivent très près des familles de plusieurs enfants de Léon : François, père d’Élie, Émilie, Thomas, Guillaume, Léon et Marie. Un peu plus loin, mais aussi à Saint-André, habitent les familles de Basile et Joseph.
A Hébertville, Emma Audet habite avec ses parents, Alfred Audet et Mélanie Brisson, sa grand-mère paternelle Adélaïde Gagné, ses frères et soeurs. Près de chez elle, habite sa parenté : sa cousine Vitaline Bouchard et sa tante Sara Audet. Les autres tantes et oncles d’Emma vivent à St-Jérôme (St-André).
Quand on regarde qui vivait à St Jérôme,
Simon Belley, beau-frère de Céleste 24
Césarine Villeneuve 34
Didier, fils de Césarine 35
Basile Villeneuve 58 Saint-André
Joseph Villeneuve 98 Saint-André
Émilie Villeneuve 106 Saint-André
Thomas Villeneuve 108 Saint-André
Guillaume Villeneuve109 Saint-André
Grand-père Léon (et Élie) 111 Saint-André
Marie Villeneuve 112 Saint-André
Sara Villeneuve 132 Saint-André
Alfred Villeneuve 177 Saint-André
Vitaline Audet 190 Saint-André
François Villeneuve 197 Saint-André
Elzéar Audet, son épouse 7 enfants 215
Adèle Villeneuve 270
Claude Villeneuve 271
On constate que les Audet habitent très près des Villeneuve. Entre 1881 et 1885, Alfred va s’installer à St-Jérôme, sans doute encouragé par son frère Elzéar et son beau-frère Michel Plourde. C’est là aussi, sans doute, qu’Élie rencontrera Emma. C’est là aussi qu’ils s’épouseront le 16 février 1885.
« St-Jérôme, le seize de février mil huit cent quatre-vingt-cinq, après dispense d’un ban, Élie, cultivateur, majeur de François Villeneuve, cultivateur, et de Céleste Tremblay, de St-Jérôme et Emma Audet, mineure d’Alfred Audet,cultivateur, et de Mélanie Bisson de St-Jérôme en présence de François Villeneuve, cultivateur, père, et de Alfred Audet, père. Personne ne signe sauf Emma Audet. (Ema Audet)«
Et c’est là, dans ce qui deviendra la paroisse St-André, que naîtra mon grand-père Héliodore.
« St-Jérôme, le vingt-deux septembre mil huit cent quatre-vingt-sept, a été baptisé Héliodore, né la veille, fils de Elie Villeneuve,cultivateur de cette paroisse, et Emma Audet. Le parrain est François Villeneuve, aïeul de l’enfant ; la marraine est Mélanie Brisson, aïeule. Père absent. Pas de signature. »
À son tour, plusieurs années après, il cherchera l’âme–sœur. Voici son histoire, telle qu’il nous la racontait, par un beau jour d’été:
« Héliodore Villeneuve, un grand garçon de 13 ans, se promène dans les chemins de Saint-André de l’Épouvante, Lac-St- Jean. Alors qu’il était perdu dans ses pensées, ne voilà-t-il pas qu’il entend les cris désespérés d’un enfant. Regardant aux alentours, il trouve bientôt un petit bout de chou, d’environ 3 ans, prise dans le haut d’un pommier et incapable d’en descendre. Bien sûr, notre jeune homme aide la petite fille et la ramène chez son père, Eugène Gagné, aussi de Saint-André. »
La même année, la famille Villeneuve déménage aux Etats-Unis. Héliodore y poursuit quelques années d’études puis entre sur le marché du travail. Il voyage ainsi partout aux États-Unis, il se trouvait à New-York, il se fait dire l’avenir par une « diseuse de Bonne Aventure ». La dame lui raconte qu’il va beaucoup voyager, et qu’il rencontrera la femme de sa vie bien loin de là, dans un pays étranger. Héliodore n’est pas surpris car il voyage beaucoup. Quelques temps plus tard, la famille Villeneuve, un peu déçue de son expérience américaine, ou alors prise d’ennui, revient à St André. Plus de dix ans ont passé. Notre Héliodore est maintenant un homme de 30 ans, assez indépendant. Cependant, peu après, il convolait en justes noces avec Julie Gagné, le bout de chou devenue jeune fille. Mon grand-père trouva toute sa vie surprenante, qu’après avoir cherché une bonne femme à travers le Canada et les États, ce soit dans un pommier, à côté de chez lui, chez le voisin, qu’il l’ait trouvée. Et il finissait de nous raconter cette histoire en nous disant : « Ne vous fiez pas aux Romanichelles. Elles ne savent pas ce qu’elles disent… » Moi, je ne peux pas m’empêcher de penser que, pour une diseuse new-yorkaise, en 1910, Saint-André c’était peut-être le bout du monde, dans un pays étranger. »
Bonne lecture et re-lecture !
Textes et recherches: Manon Villeneuve-Dupuis
Arrangements: Gabrielle
Source: Quebec Family History Library Film
St-Jérôme, Chicoutimi & Saguenay.